Les Tupperwares, mes faux amis.

Cela fait un an que j’ai fais le grand ménage dans ma cuisine pour y chasser toutes les boîtes plastiques alimentaires. Pourtant, ce mode de stockage, je l’ai toujours connu! Ma propre mère en a plein les placards et je n’y ai vraiment jamais vu le mal, jusqu’à ce que je lise le livre EAT, de Gilles Lartigot. (voir interview Canal+ Le Grand Journal 8:54)

Dans son entretien avec le professeur Pierre Marie Martin (chercheur, biologiste, oncologue spécialiste des cancers hormono-dépendants p.21) j’y apprends ce que sont les perturbateurs endocriniens.

Définition: les PE (Perturbateurs Endocriniens) sont des substances chimiques, étrangères à l’organisme, qui interfèrent avec le fonctionnement du système endocrinien. Les PE influent négativement sur les processus de synthèse, de sécrétion, de transport, de stockage, de libération, d’action ou d’élimination des hormones. Ces molécules sont présentent dans notre environnement et notre alimentation, elles se regroupent sous les terme de PEE (Polluants Endocriniens Environnementaux).

Les molécules toxiques issues de la filière industrielle chimie et chimie organique se retrouvent dans notre environnement de façon permanente, avec une demie-vie de plus de 300 ans! La deuxième caractéristique de ces molécules est leur lipophilie.

Nous stockons dans nos compartiments graisseux tout ce que nous appelons »perturbateurs endocriniens ».

Ils ont un impact sur la reproduction, le développement comportemental, sur des pathologies uro-génitales, sur l’obésité mais ils ne font pas à ce jour l’objet d’une étude systématique.

Il existe 4 sources de PE:

  1. Les pesticides
  2. Les plastiques
  3. Les médicaments
  4. Les phyto-oestrogènes

Pour vous emmener dans ma cuisine, je vais la faire courte: les PE sont partout chez nous, de la salle de bain (cosmétiques, soins…) aux produits ménagers (aérosols, nettoyants, bougies…), je pense même au petit sapin de la voiture qui ne doit pas être tout blanc lui non plus!

Donc petit 2, les plastiques (EAT, p.24). La seconde source de PE sont les plastiques, c’est-à-dire les polymères. Ceux utilisés entre autres dans la filière de l’agroalimentaire pour le conditionnement, la conservation et la vente au détail.

Les polymères sont théoriquement de longues chaînes de petits monomères liés les uns aux autres mais en réalité ces monomères se lient de manière imparfaite. Les polymères qui sont de longues chaînes, nouent entre elles dans la réalité de courtes chaînes imparfaites et des monomères non liés. L’élimination de ces molécules imparfaites est très difficile et coûteuse et de ce fait non réalisée dans les conditions standards.

Le professeur P.M. Martin affirme: les Tupperwares sont l’exemple même d’un important marketing organisé depuis les années 50. Si vous ne voulez pas qu’ils libèrent les monomères, qui sont les molécules les plus toxiques, alors ne les lavez jamais avec du détergent trop actif, ne les mettez jamais au lave-vaisselle, ne les rayez pas avec des abrasifs et surtout NE LES METTEZ PAS AU MICRO-ONDES AVEC DES ALIMENTS.

Les perturbateurs endocriniens sont libérés par la chaleur, par l’oxydation ou par les acides. Et cela vaut même pour une vinaigrette au citron, sans plaisanter!

Dernier point, le film alimentaire. Il est l’association de substances appelés « plastifiants » et de polymères. Les plastifiants sont à l’origine du Bisphénol A et des phtalates. De la même manière, le transfert avec la nourriture est possible. Perso, depuis un an je n’utilise plus le film alimentaire et je le vis bien!

Ce que j’ai mis en place? Le verre! En boîte, bocal, saladier. De toutes les tailles et si le verre est plus lourd, j’assume, ma santé d’abord. Il est recyclable, c’est un matériaux neutre, il a tout bon. Le couvercle est en plastique et je le lave à la main, bien souvent les restes de repas finissent dans une boîte en verre sans même le couvercle et au frigo. Les restes sont vite consommés donc je n’ai pas de soucis d’hygiène, d’odeur, de moisissure. Vraiment, je n’ai pas besoin de film plastique! Personne n’en à besoin si l’hygiène est là.

Petit exercice: allez dans vos placards et sortez vos boîtes. Et maintenant, on fait quoi?

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